La Dynamique de la société civile pour le développement durable, DSCDD, monte au créneau. L’organisation vient de déposer une note de plaidoyer auprès des autorités compétentes et des partenaires humanitaires pour alerter sur la situation des réfugiés congolais rapatriés du Burundi à Uvira et dans ses environs.
Dans ce document consulté par notre rédaction, la DSCDD indique que le retour progressif des réfugiés congolais en provenance du Burundi accentue la vulnérabilité des communautés d’accueil. Les familles rapatriées, souvent nombreuses, peinent à accéder à l’alimentation, aux soins de santé, au logement et à l’intégration socio-économique. « Dans plusieurs cas, les moyens disponibles restent limités au regard des besoins réels, ce qui accentue leur vulnérabilité », souligne la note.
Au-delà de l’assistance matérielle, la DSCDD insiste sur la dimension psychologique. Selon l’organisation, beaucoup de rapatriés ont traversé des situations difficiles liées au déplacement forcé. L’accompagnement psychosocial devient donc « un élément essentiel pour soutenir ces personnes », précise le texte.
Contacté par téléphone, Mapenzi Manyebwa, coordonnateur de la DSCDD, appelle à une mobilisation générale :
> _« Nous demandons une réponse coordonnée, inclusive et durable, impliquant les autorités publiques, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les organisations humanitaires, afin de garantir des conditions de vie dignes et une réintégration réussie »_, déclare-t-il.
Pour la DSCDD, le contexte sécuritaire encore fragile à Uvira rend cette solidarité indispensable. « Le renforcement de l’action publique et de la solidarité collective demeure indispensable pour préserver la cohésion sociale et promouvoir la stabilité », insiste Mapenzi Manyebwa.
La note de plaidoyer a été transmise aux autorités provinciales du Sud-Kivu, à la mairie d’Uvira et aux principales agences humanitaires présentes dans la zone. Aucune réaction officielle n’a été enregistrée jusqu’à présent.
Le territoire d’Uvira reste l’un des principaux corridors de retour des réfugiés congolais installés au Burundi depuis plusieurs années. Les acteurs locaux craignent que sans une réponse rapide, la situation humanitaire ne se dégrade davantage.
Asandi Muzungu tony