Sud-Kivu : à Baraka, journalistes et leaders communautaires réfléchissent au rôle des médias face à l’insécurité grandissante à Fizi

Sud-Kivu : à Baraka, journalistes et leaders communautaires réfléchissent au rôle des médias face à l’insécurité grandissante à Fizi

Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le territoire de Fizi et, plus largement, dans la province du Sud-Kivu, une journée de réflexion sur le rôle des journalistes et des médias en période de crise s’est tenue ce lundi 18 mai 2026 à Baraka.

Initiée par le Réseau des journalistes de RFI, cette activité a réuni des professionnels des médias, des leaders communautaires, des représentants de la société civile et plusieurs autorités locales, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

Prévue initialement à Fizi-centre, chef-lieu du territoire, la rencontre a finalement été délocalisée à Baraka en raison de contraintes financières qui n’ont pas permis aux organisateurs d’assurer le déplacement des participants.

« Nous avions prévu d’organiser cette activité à Fizi, mais faute de moyens financiers suffisants, nous avons été contraints de rebrousser chemin. Toutefois, nous avons tenu à maintenir cette cérémonie afin qu’elle ne passe pas inaperçue », a expliqué Jonas Seba Mkyabela, coordonnateur du Réseau des journalistes de RFI.

Placée sous le thème local : « Rôle du journaliste et des médias en cette période de turbulence où le territoire de Fizi et la province du Sud-Kivu connaissent une insécurité grandissante », la rencontre a permis aux participants d’échanger sur la responsabilité des médias dans la prévention des conflits, la lutte contre la désinformation et la consolidation de la cohésion sociale.

Au cours des discussions, les intervenants ont souligné l’importance pour les journalistes de diffuser des informations fiables, vérifiées et équilibrées, particulièrement dans un contexte sécuritaire fragile où rumeurs et fausses informations peuvent alimenter les tensions.

« Les médias doivent jouer un rôle de mobilisation communautaire tout en veillant à dire la vérité, rien que la vérité », a déclaré Jonas Seba Mkyabela, saluant également les contributions et recommandations formulées par les invités.

Les organisateurs ont rendu hommage aux partenaires et bienfaiteurs qui ont soutenu la tenue de cette activité, notamment l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) et plusieurs personnes de bonne volonté ayant apporté un appui matériel et financier.

Signalons que cette activité a été rendue possible grâce à l’accompagnement de l’UNPC, sous-sections d’Uvira et de Fizi, ainsi qu’au soutien d’autres bienfaiteurs qui ont versé leurs contributions au REJFI.

Il sied de rappeler que les festivités de la Journée mondiale de la liberté de la presse se sont tenues à la salle polyvalente de la jeunesse de Baraka.

Pour le Réseau des journalistes de RFI, cette rencontre figure parmi les activités majeures réalisées cette année dans la région. L’organisation ambitionne de renouveler ce type d’initiative malgré les difficultés financières.

Profitant de cette tribune, Jonas Seba Mkyabela a exhorté les professionnels des médias à exercer leur métier dans le strict respect des règles d’éthique et de déontologie journalistique, ainsi que des lois de la République démocratique du Congo.

« Travailler dans le libertinage expose les journalistes aux erreurs, aux arrestations, aux menaces et parfois à la torture. Nous les appelons à travailler avec discipline, surtout en cette période où le pays traverse une insécurité grandissante », a-t-il conclu.

La Rédaction