Rutshuru : le CTJ dénonce la détention de plus de 30 civils dans des cachots souterrains

Rutshuru : le CTJ dénonce la détention de plus de 30 civils dans des cachots souterrains

Le Conseil territorial de la jeunesse de Rutshuru (CTJ-Rutshuru) dénonce des arrestations qu’il qualifie d’arbitraires dans les zones affectées par le conflit armé au Nord-Kivu. Dans un communiqué publié ce lundi 12 octobre 2026, la structure alerte sur la détention de plus de 30 civils, dont certains seraient victimes de tortures et de bastonnades.

Selon le président du CTJ-Rutshuru, Twizere Sébastien Patient, ces arrestations seraient liées à un raid mené il y a environ deux semaines à Burungu, qui aurait occasionné des pertes dans les rangs du mouvement armé AFC-M23-RDF.

Le communiqué signale notamment l’arrestation de civils à Burungu, dans le groupement de Bashali, en territoire de Masisi, le 3 octobre 2026. Ces personnes seraient actuellement détenues dans des cachots souterrains sur la colline de Burungu. D’autres seraient détenues à Kitchanga dans des conditions difficiles, avec des risques pour leur vie en raison des mauvais traitements présumés.

Le CTJ-Rutshuru souligne également la vulnérabilité des populations civiles et des travailleurs humanitaires dans les zones touchées par les violences. Il appelle au respect des droits fondamentaux des personnes arrêtées, notamment la présomption d’innocence, le droit à une procédure régulière et la protection contre la torture et les traitements inhumains ou dégradants.

Face à ces allégations, l’organisation demande aux autorités compétentes et aux mécanismes de surveillance concernés de vérifier les circonstances des arrestations, les conditions de détention, ainsi que la provenance et la destination des biens saisis lors des opérations.

Le CTJ-Rutshuru réclame notamment la libération immédiate et sans condition des civils détenus arbitrairement, l’ouverture d’enquêtes indépendantes et crédibles, ainsi que des mesures urgentes pour protéger les civils et les travailleurs humanitaires.

L’organisation réaffirme enfin son engagement en faveur de la défense des droits humains, de la protection des populations civiles et du respect du droit international humanitaire.

Moïse Excel, depuis Goma