Relogés depuis février 2026 sur un site provisoire situé à proximité de l’Hôpital général de référence de Kinkole-CNPP, dans la commune de la N’sele, les déplacés du quartier Pakadjuma tirent la sonnette d’alarme sur leurs conditions de vie qu’ils jugent inhumaines.
Ce dimanche 14 juin, plusieurs familles ont exprimé leur détresse face à la précarité qui règne sur le site. Selon leurs témoignages, plus de soixante personnes auraient perdu la vie depuis leur installation dans ce campement de fortune.
Sur place, le constat est préoccupant. Des centaines de déplacés vivent sous des bâches détériorées et des abris de fortune insuffisants pour les protéger des intempéries. La saturation du site contraint certaines familles à passer la nuit à la belle étoile, faute d’espace disponible.
Les occupants dénoncent également le manque d’infrastructures de base, notamment des installations sanitaires devenues insalubres. Les toilettes, souvent débordantes et mal entretenues, exposeraient les habitants à de sérieux risques sanitaires.
À ces difficultés s’ajoutent la faim, les maladies et l’absence d’une assistance régulière. « Nous faisons face à des maladies. Nous avons faim. Nous souffrons beaucoup ici », témoigne Belinda Palangi, une déplacée rencontrée sur le site.
Après quatre mois passés dans ces conditions, les déplacés réclament des solutions durables. Ils appellent les autorités congolaises ainsi que les partenaires humanitaires à leur offrir des conditions de vie décentes et des perspectives de réinsertion.
Pour Albert Tshikuna, l’urgence dépasse désormais l’aide humanitaire. « Nous demandons qu’on nous aide à quitter ce site afin que chacun puisse reconstruire sa vie dignement avec sa famille », plaide-t-il.
Face à la dégradation continue de leurs conditions de vie, plusieurs déplacés auraient déjà choisi de regagner Pakadjuma, leur quartier d’origine situé dans la commune de Limete, malgré les difficultés qui avaient conduit à leur relocalisation.
La Rédaction