Le maire ad intérim de Kamituga, Alexandre Faraja Yogolelo, a formellement interdit la journée ville morte annoncée pour ce jeudi 13 août 2026 par le Collectif des mouvements citoyens actifs du territoire de Mwenga et de la ville de Kamituga en Province du Sud-Kivu.
Dans une correspondance adressée aux organisateurs, l’autorité urbaine reconnaît le bien-fondé de leurs revendications, notamment la demande de reprise des travaux de réhabilitation de la RN2 sur le tronçon Kalambi-Lwino.
Le maire justifie toutefois son interdiction par la situation sécuritaire jugée « précaire et volatile » dans la région. Il évoque notamment un risque d’infiltration ou de récupération de la mobilisation par des individus malintentionnés et des groupes armés, susceptibles de provoquer des actes de vandalisme, des pillages ou des troubles à l’ordre public. Ces risques sont avancés par l’autorité municipale et ne sont pas détaillés dans la correspondance au point de permettre une vérification indépendante.
En conséquence, les services de sécurité ont été instruits de veiller au respect de cette mesure et d’assurer la sécurité dans les différentes artères de la ville. La population est, pour sa part, appelée à vaquer normalement à ses occupations.
La mobilisation projetée visait à réclamer la reprise des travaux sur la RN2, une infrastructure considérée comme essentielle à la circulation des personnes et des marchandises dans cette partie du Sud-Kivu. Les initiateurs demandaient également la sécurisation des engins et des travailleurs affectés au chantier.
La revendication sur la RN2 reste donc au cœur des préoccupations, mais la manifestation prévue à Kamituga est désormais interdite par l’autorité urbaine.
La Rédaction