La situation des défenseurs des droits humains dans le territoire d’Uvira suscite de vives inquiétudes. Selon des informations rapportées par des acteurs de la société civile, plusieurs défenseurs des droits humains et membres d’organisations locales seraient victimes de persécutions et de sévices dans l’exercice de leurs activités.
Quatre membres d’une association enlevés à Ndolera
Depuis le 10 janvier 2026, quatre membres d’une association locale active à Ndolera, dans le groupement d’Itara-Luvungi, dont une femme, auraient été enlevés par des jeunes se réclamant des Wazalendo.
Ils seraient accusés de recueillir des témoignages auprès de femmes afin, selon leurs ravisseurs, d’incriminer les Wazalendo dans des affaires liées aux violences sexuelles.
La femme aurait été rapidement libérée sur ordre d’un chef de groupe. Le 12 janvier, deux autres personnes présentées comme des animateurs communautaires ont également été libérées après le paiement d’une amende. Il s’agit de Floribert Alimasi et Anicet Mapendano, collaborateurs de l’APDE à Ndolera et Kiringye.
Méthode Ngangara toujours détenu
Un autre acteur de la société civile, Méthode Ngangara, coordinateur de terrain de l’ASBL APDE, serait toujours détenu.
Des sources communautaires affirment qu’il serait retenu dans un cachot secret situé dans les collines où se trouverait la base de ce groupe armé. Elles rapportent également qu’il subirait des traitements inhumains et dégradants.
Ces informations n’ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante.
La société civile hausse le ton
Le Cadre de concertation de la société civile de la ville et du territoire d’Uvira dénonce une nouvelle fois les attaques ciblées contre les défenseurs des droits humains, les journalistes et les activistes de la société civile.
Par la voix de son point focal, la structure exige la libération immédiate de Méthode Ngangara ainsi que l’arrêt des poursuites visant ses collaborateurs et son organisation.
Lors de sa réunion hebdomadaire, le bureau de coordination de la société civile s’est également dit préoccupé par ce qu’il qualifie de « chasse aux activistes ».
Appel à la protection des défenseurs des droits humains
Face à cette situation, les organisations de la société civile appellent à renforcer la protection des défenseurs des droits humains et à garantir leur liberté dans l’exercice de leurs missions.
La persistance de ces incidents alimente les inquiétudes à Uvira quant à la sécurité des défenseurs des droits humains, des journalistes et des acteurs associatifs.
La rédaction