La Zone de Santé Rurale de Fizi a rendu public, le 21 mai 2026, un communiqué d’alerte pour prévenir la population d’un risque élevé de propagation de la maladie à virus Ebola.
Selon le Médecin Chef de Zone, Dr Albert Mahangaiko Sadiki , l’épidémie est déjà déclarée dans les provinces voisines de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi qu’en Ouganda. Une situation qui place directement la zone de santé de Fizi sous menace.
« Ebola est une maladie dangereuse car elle est très contagieuse et mortelle », rappelle le communiqué. La transmission se fait principalement par contact direct avec les liquides biologiques d’un malade ou d’une personne décédée : sang, sueur, salive, vomissures, urines et selles.
Pour aider la population à identifier les cas suspects, les autorités sanitaires listent les principaux signes : fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, fatigue intense, douleurs musculaires et saignements.
La Zone de Santé insiste sur l’adoption immédiate de gestes barrières :
– Lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique ;
– Éviter tout contact avec le sang et les fluides corporels des malades, ainsi qu’avec les objets contaminés ;
– Ne pas manipuler les corps des personnes décédées d’Ebola sans équipe spécialisée ;
– S’abstenir de consommer ou de manipuler des animaux sauvages morts ou malades ;
– Signaler sans délai tout symptôme suspect au centre de santé, à l’hôpital ou à un agent de santé proche.
Le communiqué appelle également à respecter l’isolement et le suivi médical des personnes ayant été en contact avec un malade, et à éviter tout contact avec des personnes ou animaux présentant des signes de la maladie.
« Mobilisons-nous pour stopper Ebola ! Parlons d’Ebola dans notre milieu ! », conclut le message, signé du Dr Mahangaiko Sadiki et revêtu du cachet officiel du Bureau Central de la Zone de Santé Rurale de Fizi.
Cette alerte intervient alors que le territoire de Fizi, comme d’autres zones du Sud-Kivu, fait face à des défis sécuritaires et sanitaires persistants. Les autorités sanitaires redoutent qu’une propagation du virus ne vienne aggraver la vulnérabilité des populations déjà éprouvées.
La Zone de Santé invite la population à relayer l’information et à adopter une attitude de vigilance collective pour éviter toute flambée épidémique.
La rédaction