Fizi : au moins 50 civils tués dans les Hauts-Plateaux, l’administrateur dénonce des crimes de guerre et alerte sur la crise humanitaire

Fizi : au moins 50 civils tués dans les Hauts-Plateaux, l’administrateur dénonce des crimes de guerre et alerte sur la crise humanitaire

Alors que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP-Wazalendo), poursuivent leurs opérations militaires dans les Hauts-Plateaux de Fizi, la situation humanitaire continue de se détériorer.

L’administrateur du territoire de Fizi, Kalondji Babibanga Samy, affirme qu’au moins 50 civils ont été tués depuis la prise de Minembwe par les rebelles de l’AFC-M23 et leurs alliés.

Dans une interview accordée à Sautiyawahamiiaji.net, ce vendredi 24 juillet, l’autorité territoriale indique que les FARDC maintiennent leurs positions au front et restent déterminées à reprendre les localités passées sous le contrôle de l’AFC-M23.

Il accuse les rebelles, qu’il affirme soutenus par le Rwanda, d’être responsables de nombreuses violations des droits humains et du droit international humanitaire.

Selon lui, les villages de Point Zéro, Kalingi, Mikenge et leurs environs ont été le théâtre de graves exactions, notamment des viols visant des femmes et des jeunes filles, des bombardements de zones habitées, d’établissements scolaires et de structures sanitaires, ainsi que de destructions de bétail. Parmi les victimes figureraient des femmes enceintes, des enfants et des élèves.

Face à cette situation, l’administrateur appelle la communauté internationale à ouvrir des enquêtes sur les faits qu’il qualifie de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, afin que les auteurs présumés répondent de leurs actes.

Sur le plan humanitaire, il alerte également sur les conditions de vie des déplacés de guerre, installés notamment à Manicha, Rumanya, Kichula, Mukera, Kananda et Fizi-Centre. Selon lui, ces populations restent sans assistance alors que l’arrivée de la saison des pluies risque d’aggraver leur vulnérabilité.

Enfin, Kalondji Babibanga Samy appelle les services de sécurité à lutter contre la diffusion de fausses informations sur le conflit, estimant que certaines publications alimentent la psychose au sein de la population et favorisent les déplacements des civils.

La rédaction